La Paracha Bamidbar et la Fete de Chavou’ot

mercredi 8 juin 2016
par  Lionel Harari
popularité : 93%

Résumé de la paracha :

Dans le désert du Sinaï, D.ieu demande que l’on procède à un recensement des tribus d’Israël. Moché recense 603 550 hommes, âgés de 20 à 60 ans (c’est-à-dire en âge de faire la guerre).

La tribu de Lévi, décomptée à part, compte 22 300 hommes âgés d’un mois ou plus. D.ieu demande que celle-ci soient consacrée au service du Temple à la place des premiers nés, car ces derniers ont participé à la faute du veau d’or.

La Paracha décrit ensuite la manière dont les enfants d’Israël campaient et voyageaient. Lorsque le peuple levait le camp, les Lévites procédaient d’abord au démontage du "Michkane" (Tabernacle). A l’arrivée, ils le remontaient au centre du nouveau lieu de campement, et établissaient leurs tentes autour de lui.

La famille Lévite des "Kéhati", à laquelle était confié le transport des objets sacrés du sanctuaire, ces objets étant enveloppés dans des draps, campait au sud.

A l’est, où se situait l’entrée du "Michkane", se trouvaient les tentes de Moché, d’Aharon et de ses fils.

Autour du cercle Levite, les douze tribus campaient en quatre groupes de trois tribus chacun.

À l’est campait les tribus de Judah (au nombre de 74 600), Issakhar (54 400) et Zevouloun (57 400) ;

Au sud, celles de Réouvèn (46 500), Chimon (59 300) et Gad (45 650) ;

A l’ouest, celles d’Ephraim (40 500), Ménaché (32 200) et Binyamin (35 400) ;

Et au nord, celles de Dan (62 700), Achère (41 500) et Naphtali (53 400).

Chaque tribu avait son "Nassi" (prince), son drapeau, avec sa couleur et son emblème.

 

 

Un Dvar thora sur la Paracha :


« Hachem parla à Moché dans le désert… » (1,1)

Sur ce verset, nos sages nous enseignent dans le Midrash Yalkout Chimoni : la Torah a été donnée au moyen de 3 éléments : le feu, l’eau et le désert.

Le Rav Meir Chapira explique qu’il y a 3 situations, l’une plus dure que l’autre, où se dévoile la grandeur spirituelle d’un homme.

Par le feu : Avraham Avinou s’est jeté dans la fournaise ardente par abnégation.

Par l’eau  : Na’hchon ben Aminadav est rentré le premier dans l’eau pour que la mer s’ouvre, et ceci pour le peuple d’Israël.

Par le désert : Le peuple erre dans le désert pendant quarante ans dans des conditions difficiles, et préserve malgré tout la Torah avec abnégation.

Les actes des parents sont un signe pour les enfants.

Tout au long des générations, nous trouvons des juifs qui accomplissaient la Torah dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur vie.

Et même si les difficultés se prolongent sur une longue période, le peuple d’Israël accompli la Torah pour la préserver.

 

Autre explication de ce même verset dans notre paracha :

« Hachem parla à Moché dans le désert… » (1,1)

D’après la précédente explication du Yalkout Chimoni, le Rav Noa’h Lipchitz trouve une formidable allusion pour ceux qui étudient la Torah.

Par le feu : l’étude de la Torah doit être enflammée. L’homme doit se montrer "brûlant" pour étudier.

Par l’eau : comme l’eau descend des hauteurs pour atteindre le bas, un homme doit se montrer humble dans son étude.

Par le désert : l’étudiant en Torah doit se considérer comme un désert, c’est-à-dire vide, afin de se remplir de Torah. Il ne doit pas croire qu’il connait déjà tout, sinon son étude sera infructueuse.

Cette Paracha Bamidbar est lue juste avant la fête de Chavou’ot.

 

Le Rav Moché Feinstein nous explique qu’il existe un soupçon de fausse modestie dans tout un chacun : c’est-à-dire que l’on pourrait se dire "je ne suis pas apte à étudier" et ainsi perdre de nombreuses Mitsvot.

 

C’est pourquoi la Torah nous raconte le compte des Bné Israël, du plus petit au plus grand. Il n’y a pas de différence entre Moché Rabbénou ou un autre juif. Chacun a son importance pour recevoir la Torah, et c’est la leçon de cette Paracha, lue la veille de Chavou’ot.

 

Chabbat chalom et Hag Saméa’h !
 


Documents joints

Word - 15.9 ko