Les Horaires de Chabbat et sa Paracha

mercredi 15 juin 2016
par  Lionel Harari
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Je souhaite dédier cet article léilou nichmata ma grand-mère Alice Lea Bat Linda zichrona librah’a , décedée Le lundi 3 Nissan , que son mérite nous protège a tous , barouh dayan aémet !

Chabbat NASSO

1 Sefer Thora , 

Horaires de Chabbat :

ENTREE : Vendredi 17/06 21H03

SORTIE : Samedi 18/06 22H15

Déroulement des offices :

MINH’A Vendredi 17/06 19H15 suivi d’ARVIT

CHAH’ARIT Samedi 18/06 9H

MINH’A Samedi 18/06 20H45 

précédé d’un cours sur CHIMCHON ( SANSON ) à 19H30 suivi de Séouda Chlichit et d’ ARVIT

Dimanche Matin CHAH’ARIT 8H00

Talmud Thora ( dernier cours ). 9H45-11H45

Résumé de la paracha : 

La Paracha de Nasso commence par la suite du dénombrement des membres de la tribu de Lévi, aptes au service dans le Temple. Les Lévites, âgés de 30 à 50 ans, étaient affectés au transport des objets du Tabernacle, ainsi qu’aux chants de louanges à D.ieu lors des sacrifices.

La Paracha présente ensuite les lois de pureté à respecter afin de pouvoir pénétrer dans l’enceinte du Tabernacle, et dans le campement des Lévites (autour du Tabernacle). Seul le lépreux, qui s’était rendu coupable de médisance, et avait semé la discorde, était exclu du campement d’Israël (après l’arrivée en Israël, de la ville de Jérusalem).

La Paracha présente ensuite le cérémonial de la femme "Sota", soupçonnée par son mari d’adultère, parce qu’elle s’est isolée avec un homme, devant deux témoins. La femme "Sota" devait boire des eaux dans lesquelles un serment, mentionnant le nom de D.ieu, avait été effacé. Si la femme soupçonnée était coupable, elle mourrait, ainsi que l’homme avec lequel elle s’était isolée, dans de terribles souffrances. Si elle était innocente, elle recevait les plus grandes bénédictions du Ciel.

Le processus de la "Sota" est suivi par les lois du "Nazir", personne ayant fait vœu de ne pas consommer de produits de la vigne, de ne pas entrer en contact avec un cadavre, et de ne pas se couper les cheveux. Le Nazir s’imposait cette abstinence par crainte d’être entraîné à la faute par les plaisirs.

Ensuite, D.ieu demande aux Cohanim de bénir le peuple d’Israël. Enfin, la Torah nous relate, dans le détail, le cérémoniale de l’inauguration du "Michkane" (Tabernacle) par l’ensemble des "Nessiim" (Princes de chaque Tribu), qui devaient amener, à tour de rôle, un ensemble d’offrandes pour Hachem.

Un commentaire sur la Paracha :

Vers la fin de la paracha Nasso, la Thora parle longuement des offrandes des Néssiim (des Princes, chefs de tribus) le jour de la sanctification du Michkan. Étonnamment, bien que chaque chef apporta exactement le même sacrifice, la Thora nomme chacun séparément, dans des versets pratiquement identiques. Nous savons qu’il n’y a aucun mot en trop dans la Thora.

Les commentateurs demandent donc pourquoi il fallut répéter la même information douze fois ; la Thora n’aurait-elle pas pu mentionner l’offrande la première fois, puis nous dire que tous les autres Néssiim firent exactement la même offrande ?!

Le Séfer Darké Moussar, rapportant le Alter de Kelm zatsal, répond à cette interrogation . Il écrit que la Thora nous enseigne comment considérer les mitsvot accomplies par chaque individu, au sein du peuple juif. On pourrait penser que lorsque plusieurs personnes effectuent la même mitsva, toutes sont subsumées sous un même groupe et que l’on ne prête aucune attention à la réalisation de chaque individu.

C’est faux ; Hachem se réjouit de chaque mitsva accomplie par chaque Juif. Ceci, parce que l’amour et le souci d’Hachem envers chaque Juif sont infinis, et non restreints par l’amour qu’Il voue à tant d’autres Bné Israël.

Ainsi, Hachem éprouva le même plaisir devant le sacrifice du premier Nassi (Prince), Na’hchon ben Aminadav que devant ceux de tous les autres Nésiim. C’est pourquoi la Thora jugea approprié d’énumérer chaque offrande séparément.

Cette idée se retrouve dans divers Textes saints. La michna dans Pirké Avot (Maximes de nos Pères) dit : « L’homme est chéri, parce qu’il fut créé à l’image [de D.]… » 

Cette michna nous enseigne que le fait d’avoir une âme nous rend cher aux yeux de D.

La michna dans Sanhédrin est encore plus explicite quant à l’importance de chaque individu. Elle demande pourquoi l’être humain est le seul à avoir été créé (au début) seul, alors que toutes les autres créatures furent créées en grand nombre. La michna explique : « L’homme a été créé seul, unique, pour nous apprendre que celui qui détruit une âme d’Israël est considéré par la Thora comme s’il avait détruit tout un monde. » 

On met donc l’accent sur l’importance de chaque personne, mais aussi sur les incidences de ce principe. Tout d’abord, comme nous l’avons expliqué précédemment, il nous faut réaliser la valeur de chacun et avoir une bonne estime de soi. Mais cela nous montre également que personne n’est insignifiant aux yeux de D., et qu’il faut considérer autrui conséquemment.

L’histoire suivante montre jusqu’où va cette obligation.

Le rav Isser Zalman Meltzer zatsal était chez lui avec plusieurs disciples. L’un d’eux regarda par la fenêtre et aperçut un homme s’approchant de la maison du rav et qui ressemblait au Rav de Brisk,( rav Its’hak Zéev Soloveitchik ). L’élève en informa le rav Meltzer qui mit rapidement ses vêtements de Chabbat, en l’honneur du vénéré visiteur. Il se précipita ensuite à l’extérieur pour accueillir le rav.

En s’approchant, il réalisa qu’il ne s’agissait pas du Rav de Brisk, mais d’un « simple » Juif qui lui ressemblait. Néanmoins, le rav Meltser continua d’agir avec cet homme, comme il l’aurait fait avec le Rav de Brisk.

Il lui accorda de grands honneurs, le fit assoir en tête de table et lui servit un repas. L’homme, surpris de ce traitement royal, dit au rav Meltzer qu’il ne lui était pas nécessaire de tant se fatiguer. Il était simplement venu demander au rav une recommandation.

Le rav exauça volontiers sa requête, puis le raccompagna jusqu’à l’extérieur.

Quand il revint, les élèves étonnés lui demandèrent pourquoi il avait tellement honoré cet individu, même après avoir réalisé qu’il n’était pas de Rav le Brisk. Il expliqua que la mitsva d’honorer un Juif est si importante qu’il faudrait, en vérité, vouer le même respect aux grands érudits en Thora qu’à tout autre Juif.

Cependant, notre petitesse nous empêche de réaliser l’importance des mitsvot et nous ne considérons pas chaque Juif avec le respect qu’il mérite.

 De plus, poursuivit-il, comment savoir quel est le réel niveau de ce « simple Juif » ? 

Nous avons vu que la Thora détailla les offrandes des douze Néssiim, pour nous apprendre qu’Hachem prête attention aux actions de chacun. Cela nous oblige à respecter notre propre personne et à considérer autrui avec le respect qui lui est dû. Il existe un autre corollaire à ce principe du judaïsme ; étant donné que D. se soucie de tout un chacun et de chaque action réalisée, nous devons tous nous sentir responsables de ce que nous faisons.

À ce propos, le Rambam écrit que chacun doit imaginer le monde sur une balance avec les mitsvot d’un côté et de l’autre, les fautes ; chaque mitsva qu’il effectue fait pencher la balance du bon côté et chaque faute commise peut avoir l’effet inverse. D’où l’importance de chaque acte que nous réalisons…

Chabbat Chalom !!!                  

                                    Lionel Harari