Les Horaires de Chabbat et sa Paracha

mercredi 5 octobre 2016
par  Lionel Harari
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Je souhaite dédier cet article léilou nichmata ma grand-mère Alice Lea Bat Linda zichrona librah’a , décedée Le lundi 3 Nissan , que son mérite nous protège a tous , barouh dayan aémet !

Chabbat VAYELE’H - CHOUVA

1 Sefer Thora ,

Horaires de Chabbat :

ENTREE : Vendredi 07/10 18H50

SORTIE : Samedi 08/10 19H50

Déroulement des offices :

MINH’A Vendredi 07/10 18H45 suivi d’ARVIT

CHAH’ARIT Samedi 08/10 9H

MINH’A Samedi 08/10 18H30

 Suivi de Séouda Chlichit et d’ ARVIT

Dimanche Matin SELIHOT a 6H45 suivi de CHAH’ARIT

Attention ! Reprise du Talmud Thora ce dimanche.

 

Horaires : 9h45-11h45

Résumé de la Paracha :

La section de "Vayéle’h" (« Et il alla »), nous relate les événements qui ont eu lieu le dernier jour de la vie de Moché.

« Je suis âgé aujourd’hui de 120 ans » dit-il au peuple, « je ne pourrai plus sortir et venir ».

Moché transfère le leadership à Josué, et conclut l’écriture du rouleau de la Torah, dont il confie la garde aux Lévites.

Il transmet le commandement du "Rassemblement" ("Hakhel" en hébreu) : tous les sept ans, durant la fête de Souccot (des cabanes) de la première année de la Chémita (cycle de sept ans), tout le peuple, hommes, femmes et enfants, devait se rassembler dans le Temple de Jérusalem, où le Roi leur lisait des versets de la Torah afin de renforcer leur foi.

La section de Vayélekh se conclut avec la prédiction, que le peuple d’Israël abandonnera l’alliance conclue avec D.ieu, causant ainsi le « voilement de Sa face ».

Mais cette même prophétie promet que les mots de la Torah « ne seront jamais oubliés de la bouche de ses descendants »

Un mot sur la Paracha :

La paracha de la semaine, Vayélèkh, nous dit : « Rassemble le peuple, hommes, femmes et enfants, ainsi que l’étranger qui est avec toi, afin qu’ils entendent et qu’ils s’instruisent, et craignent Hachem… » (Devarim, 31:12)

Rachi explique sur les mots « Les enfants » : Pourquoi venaient-ils ? 

Une fois tous les sept ans, le premier jour de ‘Hol Hamoed Souccot, le peuple juif accomplissait la mitsva de Hakel ; tout le monde allait au Beit HaMikdach pour écouter le roi lire le Livre de Devarim.

La Thora nous enjoint d’amener également les enfants. La guemara déduit que même les tout petits sont inclus dans la mitsva. Quelle est la raison de ce commandement ? Elle répond que le but est de récompenser les parents qui les amènent.

Ce commentaire soulève une nouvelle question : si la venue des enfants ne leur était d’aucun bénéfice, pourquoi les parents méritaient-ils une récompense ?

Rav Its’hak Berkovits chlita explique qu’en réalité, il y a un petit intérêt à amener les jeunes enfants à Hakel. Bien qu’ils soient trop jeunes pour retenir quelque chose de cet événement, le fait d’assister à un tel rassemblement pour l’accomplissement d’une mitsva va les imprégner d’une certaine crainte d’Hachem.

Ce petit bénéfice n’était peut-être pas suffisant en soi pour donner l’ordre aux parents d’amener de si jeunes enfants, entreprise qui pouvait s’avérer difficile. Elle prouvait la grande messirout néfech (dévouement, sacrifice de soi) des parents qui déployaient de gros efforts pour un profit minime chez leurs enfants ; c’est pour cela que les parents étaient récompensés.

Ceci nous enseigne une leçon fondamentale sur le ‘hinoukh (l’éducation).

Des difficultés se présentent inévitablement au cours de l’éducation de nos enfants. Ils prennent quelques fois des chemins différents de ceux que l’on a prévus pour eux. Notre attitude est alors cruciale.

Rav Noa’h Orlowek chlita remarque que certains parents ont tendance à considérer leurs enfants comme des « machines à na’hat » (satisfaction). Ils y voient en quelque sorte un moyen de se sentir fiers d’eux-mêmes.

Parfois, ils poussent leurs enfants à réussir dans des domaines où eux-mêmes ont échoué, comme le sport, par exemple.

Les conséquences négatives d’une telle approche sont flagrantes – en effet car le comportement de son enfant n’est que le reflet de ses propres désirs.

Si l’on garde à l’esprit que le but d’avoir des enfants est de les élever de la façon qui leur est la plus bénéfique et que le parent grandira lui-même de cette attitude, son approche sera certainement bien plus positive et profitable lors des situations imprévues.

La petite anecdote suivante l’illustre parfaitement..

L’un des fidèles participants à un cours de Thora, s’endormait régulièrement pendant la majeure partie du chiour. Le rav lui demanda un jour pourquoi il continuait de venir s’il ne tirait aucun bénéfice de l’exposé. L’homme expliqua qu’il continuait d’y assister même s’il ne parvenait pas à rester éveillé, pour que ses enfants voient que leur père valorisait grandement la Thora, au point que même après une dure journée de travail, il faisait l’effort d’aller à un chiour.

Évidemment, il aurait été bien mieux qu’il en écoute le contenu et qu’il apprenne de nouvelles choses, mais ce dévouement pour l’éducation de ses enfants montre qu’il réalisait que sa messirout néfech est un élément essentiel dans l’éducation.

 

Nous avons vu que le ‘hinoukh sert autant à l’évolution de l’enfant qu’à celle du parent.

Ainsi, le dévouement manifesté par les parents qui amenaient leurs jeunes enfants à "Hakel"( rassemblement devant le Michkan ) mérite, en soi, une grande récompense.

 

CHABBAT CHALOM !!! Tih’tévéou bésefer haim tovim !

                         Lionel Harari